Traduction de la nouvelle « The Island »

J'ai traduit la nouvelle « The Island », de Peter Watts, en Français. La relecture me prendra encore un certain moment, je pense que je publierais la chose ici quand je serais certain que je n'ai pas fait de trop grosses choses.

Je vais déjà raconter un peu la méthode que j'ai employée, si ça peut intéresser quelqun.

L'auteur publie depuis longtemps des romans en licence Creative Commons, et cette nouvelle m'a beaucoup plu. Comme je n'imaginais pas qu'elle sortirais en Français avant un bon moment, je m'y suis pris de mon propre chef.

Traduire un texte aussi long, avec un vocabulaire aussi technique, a requis une petite organisation.

J'ai d'abord été chercher s'il existait des logiciels qui soient utiles pour ce boulot, et on trouve dans le paysage Mac quelques petits logiciels orientés vers les « auteurs ». Mais Scrivener ou StoryMill sont trop précisément faits pour l'écriture proprement dite, pas pour une traduction. La taille du manuscrit étant faible, je me suis finalement dit que je pourrais le faire en mode « texte simple ».

Tout d'abord, je me suis appuyé sur le texte que Peter diffuse sur son site internet, au format texte. Il existe une version PDF, mais une version texte est largement préférable. En effet, le texte peut alors être découpé en plusieurs sous-ensembles (que j'ai appelés ici chapitres), ce qui permet de répartir l'effort. Comme la nouvelle en elle-même présentait des « chapitres », j'ai procédé au découpage ainsi:

Cela permet de mesurer assez facilement l'effort qui reste à faire.

Dans le même temps, j'ai mis en place un dépôt Git pour garder trace des évolutions, voici l'état du dépôt à la fin du projet:

Enfin, pour le travail traduction en lui-même, j'ai utilisé un simple éditeur de texte gratuit, en mettant l'un à côté de l'autre les textes, ce qui permet de travailler relativement confortablement:

J'ai aussi maintenu un petit fichier de « notes », où j'ai gardé des références sur les traductions ardues que j'ai dû un peu improviser.

Il m'aura fallu donc un petit mois pour arriver à une traduction que je considère comme « béta ». Il reste encore du boulot pour repasser sur le texte et reformuler certaines phrases qui « colleraient » trop à l'expression anglaise.

Quelques statistiques intéressantes:

On voit que j'ai utilisé en moyenne 12% de mots en plus pour le Français.

A bientôt!

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